mercredi 12 janvier 2011

Anna - Pas fini

Anna 8 heure

Peinture qui a pour modèle Anna Mouglalis. Pas tout à fais fini. Les cheveux, je les ai voulu un peu torsader, assez lâche, mais quand même retenu, je pense être bien partie pour travailler dessus. Je dois encore peaufiner le côté sombre du visage, que j'ai trop assombri. Et travailler sur la lumière du visage et du cou...

Enfin. C'est pas fini quoi.



Un poème d'Apollinaire

J'ai eu le courage de regarder en arrière...

J'ai eu le courage de regarder en arrière
Les cadavres de mes jours
Marquent ma route et je les pleure
Les uns pourrissent dans les églises italiennes
Ou bien dans de petits bois de citronniers
Qui fleurissent et fructifient
En même temps et en toute saison
D'autres jours ont pleuré avant de mourir dans des tavernes
Où d'ardents bouquets rouaient
Aux yeux d'une mulâtresse qui inventait la poésie
Et les roses de l'électricité s'ouvrent encore
Dans le jardin de ma mémoire
Alcool.

mardi 11 janvier 2011

Psyché...

Jeudi dernier, voyage à Paris pour aller voir le Louvre... J'ai eu des coups de coeur sur la plupart des tableaux et sculptures sur Psyché de l'exposition "Antiquité rêvée". D'ailleurs, j'étais tellement fatiguée que je n'ai retenu que ça.

Amour et Psyché sous la charmille, (1792) Hugh Douglas Hamilton
C'est vraiment mon préféré et l'un des rare qui retenu mon attention.

Psyché, 1792, Canova.
Psyché qui tient un papillon entre ses doigts et qui le regarde... J'aime beaucoup cette 
sculpture posé et "simple".

Psyché abandonnée, David.
Inachevée. Regardez ce visage, cette expression...

Bon, Psyché. La flemme de résumé Hahaha. => Page Wikipédia



Je pense que lorsque j'aurai fini ma dernière peinture, je commencerai à réellement réfléchir à un autre projet. Pas encore quelque chose de super... J'avais pensé à un fond noir avec une Psyché et des papillons... Enfin, j'y réfléchi...


Je vous laisse avec une peinture finie, mais je ne suis pas super contente de moi... je ne l'aime pas spécialement.

Hellen. 9 heures.



dimanche 9 janvier 2011

The Swan...

Je suis dans une période de grande nostalgie. Je pense que je n'ai rien d'autre à foutre. J'ai ressortis mes anciens chaussons de danse classique... Enfin, le ballet chose bizarre, stricte, carré... Où l'on ne peut pas tricher, où la technique est indispensable. Je pense que je suis légèrement maso, après 8 ans de galère à me traîner aux cours de danse 3 à 4 fois par semaine, j'ai envie de recommencer... Mouaf, tant pis.

Enfin, mes chaussons... Que de souvenirs et de discussions ! Je laisse quelques petites choses...


Juste avant un spectacle de danse... Oriane avait pris la photo.
Je me souviens de ce qui c'était passé avant ça, mais pas après. haha.

Un dessin en Arts P, de 4e. Ça remonte donc à 2 ans, mon Dieu.
Enfin, j'avais fais le modèle du haut et de droite de tête...


Bref, je sais que beaucoup vont s'en foutre de cet article... hum hum. Mais bon, j'ai retrouvé une vieille musique que j'avais utilisé pour une danse que je devais faire pour un examen. J'ai un gros coup de coeur pour ce morceau.

Enjoy !

Et je fini par mon dernier film coup de coeur. D'ailleurs, réalisé par mon préféré : Darren Aronofsky (Requiem for a dream, The Fountain...). Ce mec *_*...
Enfin, son tout dernier film, Black Swan... il sort le 9 février, mais on peut le trouver en bonne qualité en anglais. C'est vraiment un très beau film, je ne suis pas déçue par Aronofsky... mais bon, je ne suis pas douée pour les critiques, d'ailleurs j'ai la flemme. Je vous le conseille, y'a même plus d'allusion au sexe qu'à la danse hahaha.

Je vous laisse. Bon dimanche.

lundi 3 janvier 2011

Quel doux poison...

J'ai un prof de français complètement taré (ou pas, enfin, osef) qui veut que l'on récite des poèmes chaque Jeudi matin, pour "Bien démarrer la journée". Haha. C'est aussi un sadique.

On choisit les poèmes, et ce matin en révisant mes poèmes, "Le poison" de Baudelaire m'est resté dans la tête (en même temps c'est mon grand préféré, mais des jours, je le trouve affreux, d'autre magnifique). J'avais écris un texte autour du Poison. Je le laisse ici. A vous de lire (ou pas).


Le Poison


Je tremble. Je ne sais pas pourquoi, peut-être le froid ? Mais je n'ai jamais froid. Alors pourquoi ?


J'essai de me calmer, de me détendre. Mais lorsqu'un peu de calme vient en moi, tout se remet à bouger, trembler. Je vide la bouteille de vin dans mon verre. Je n'ai plus le courage de le déguster, je l'avale, d'un trait. J'inspire et expire pour me délecter de cette odeur si délicieuse de vin. C'est peut-être son parfum ? Ce parfum de bonheur, de bien être ? Peut-être...

Plus de vin ? Je me lève, toujours tremblante me retenant sur les meubles et vais me rechercher une bouteille. Je porte une cigarette à ma bouche, l'allume mécaniquement. Je me calme un peu en prenant la première bouffée. Mais il est toujours là, et je continu à trembler. Je le vois, il me regarde. Il sourit, mais je ne sais pas s'il se moque. Se moque-t-il ? Ou est-ce un sourire pour que je garde espoir ?

A cause de lui, j'ai tout, mais j'ai aussi tout perdu. J'ai oublié comment être. Mais j'ai appris à aimer, à être curieuse. Appris à me dépasser, pour lui, pour cette personne qui me regarde là. 

Mes pieds commencent à trembler. Je le fixe, je sens ces larmes, ces premières larmes depuis un an. Une longue année... Dans un cris de colère, je lui lance un verre. Mais il le traverse et se brise contre le mur. Je regarde les morceaux de verres dans une étrange grimace. Est-il seulement vrai ? Suis-je devenue folle ? Étais-je déjà folle avant lui ?

Je le fixe dans les yeux, tirant de temps en temps une grosse bouffée de tabac. J'ai toujours aimé les yeux verts, mais les siens. Ce vert, ses yeux. Il n'est pas très beau, mais ses yeux. Ils m'envoutent, comme l'odeur de ce vin. Mais je sais que comme ce vin, ses yeux ne sont qu'un doux poison.

Qui me fait lentement sombrer. J'ai perdu. Tous mes amis que j'avais lorsque j'étais folle amoureuse de Léon. Je le fixais encore, il me semble que je ne tremble plus. Ma cigarette est terminée. Déjà. J'en rallume une autre.

Je le fixe toujours, et il me regarde comme pour me transperser. Comme un jeu. Ce sourire aux lèvres, je ferai tout pour que ces lèvres soient contre les miennes...Il s'approche, lentement, ne me quittant pas des yeux. Et il me murmure à l'oreille : Je t'aime, ma fragile. M'autoriseras-tu à poser mes lèvres contre les tiennes ?


Chaque mot, chaque son. Rêve. Magnifique songe...


Le vin sait revêtir le plus sordide bouge
D'un luxe miraculeux,
Et fait surgir plus d'un portique fabuleux
Dans l'or de sa vapeur rouge,
Comme un soleil couchant dans un ciel nébuleux.

L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité.

Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

Tout cela ne vaut pas le terrible prodige
De ta salive qui mord,
Qui plonge dans l'oubli mon âme sans remord,
Et, charriant le vertige,
La roule défaillante aux rives de la mort !



"Le Poison", Les fleurs du mal, Baudelaire.

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Haha. Je vous laisse avec une peinture non finie (d'ailleurs, je ne risque pas finir de si tôt... pas vraiment le temps de passer 2 à 5 heures d'affilé sur un dessin). Je l'ai commencé pour m'aider à mieux saisir les nuances très subtiles et les ombres légères...
Le modèle c'est Anna Mouglalis. Je l'ai découverte dans Les amants du Flore, un sorte de biopic sur Sartre et Beauvoir. Enfin, elle est quand même belle... Recensement, elle a joué dans Chanel et Stravinski. Mais j'ai pas vraiment eu l'envie de le voir... un autre biopic sur Chanel... J'en ai marre des biopic...

Brefons. Voilà le dessin. Non fini. 6 heures, tablette graphique, Photoshop CS5.


Bonne rentrée et bonne soirée !
(j'en ai marre des Bonne année... ralala)

samedi 1 janvier 2011

Hellen

Dessin... Enfin, non. Peinture. Je ne peux pas dire que j'aime la peinture... j'aime peu de choses, ou encore, rien. La poésie, par contre...

Par Poésie, je veux dire la métaphore, la beauté. Cet image, cet instant, ces mots qui nous font sentir tout à coup léger. D'ailleurs, pas forcément beau. Il y a des choses affreusement moches, dégueulasse, immoral, qui sont incroyablement poétique, si léger.

Enfin, ce que j'aime c'est la Poésie, surement pour ça que j'ai fais de la danse classique, que je dessine, écris, lis, joue de la musique, écoute de la musique... Et les films...


Breef. Hellen. Peinture pas encore fini. J'ai la flemme d'ailleurs. Tout le monde trouve ça déjà beau alors que c'est même pas fini. Abbie Cornish, la modèle. J'adore cette actrice. J'aime beaucoup d'actrices, mais les acteurs... mouaf, très peu sont poétiques...

6 heures. Avec tablette graphique. Photoshop CS5.

J'ai encore du mal avec les ombres du dos... Haha, ça à l'air facile, mais j'ai peut-être la flemme de réfléchir à la meilleure façon de les peindre. Enfin, le visage est aussi à finir. Et encore le fond, je sais pas encore quoi faire... une chambre ? On verra, j'ai encore beaucoup de travaille.


Une citation pour finir ?
Place Saint Venceslas, à Prague, il y a un type qui vomit. Un autre type passe devant lui, le regarde tristement et hoche la tête : si vous saviez comme je vous comprends...
Le livre du rire et de l'oubli, Milan Kundera

Pour commencer... Moi, moi et moi.

Je ne sais pas si j'aurai des lecteurs, encore moins qui ils seront. Et je sais que j'ennuis déjà mes amis à l'heure où ils liront ça. Anyway.

Chacun est en droit de se foutre totalement des sujets que je traite. D'ailleurs, je ne saurai pas si vous vous en foutez vraiment. C'est facile de faire l'hypocrite, je le fais tout le temps, à tout le monde, et j'avoue.

Breeff. Moi, j'aime, et même, je surkiffe la poésie. Moi, j'aime Baudelaire. Et moi, je vais vous montrez un superbe poème de Baudely (j'aime donner des surnoms aux auteurs que j'aime, faut pas s'inquiéter).

Oui, c'est long. Mais c'est beau. Je mets en italique mes passages préférés.

Héautontimorouménos* 


A J. G. F.

Je te frapperai sans colère 
Et sans haine, comme un boucher, 
Comme Moïse le rocher ! 
Et je ferai de ta paupière,

Pour abreuver mon Saharah, 
Jaillir les eaux de la souffrance. 
Mon désir gonflé d'espérance 
Sur tes pleurs salés nagera

Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon coeur qu'ils soûleront 
Tes chers sanglots retentiront 
Comme un tambour qui bat la charge !

Ne suis-je pas un faux accord 
Dans la divine symphonie,
Grâce à la vorace Ironie 
Qui me secoue et qui me mord ?

Elle est dans ma voix, la criarde ! 
C'est tout mon sang, ce poison noir ! 
Je suis le sinistre miroir 
Où la mégère se regarde.

Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue, 
Et la victime et le bourreau !

Je suis de mon coeur le vampire, 
- Un de ces grands abandonnés 
Au rire éternel condamnés, 
Et qui ne peuvent plus sourire !



Les fleurs du mal, Charles Baudelaire.
* Héauton Timorouménos veut dire en grec "Celui qui se venge sur lui-même".

La poésie c'est tellement, tellement beau...